L’appartement loué cette année est très agréable, dans une rue beaucoup
plus calme que l’an passé – difficile de faire pire !
Levée aux aurores, nous étions dès 8h00 dans les rues d’Avignon, avec
un planning déjà chargé. Faut dire que je vais gagner du temps pour me préparer
le matin, j’ai ma tenue de boulot !
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| J'me tape l'affiche dès le 1er jour ! |
C’est une drôle d’expérience ce Festival d’Avignon ! J’ai
l’impression de faire partie d’une grande entreprise à ciel ouvert ! Les
rues en sont les couloirs, les théâtres : les salles de réunion, mon
appart : mon bureau, les cafés : l’endroit pour les derniers potins,
rumeurs. Et le dress code : Free Style (heureusement !).
Dans les couloirs… euh dans les rues j’y ai croisé des collègues, que
je connais bien et qui me connaissent bien – et des collègues que je connais
mais qui ne me connaissent pas ! les têtes d’affiche quoi !!!
Tout ce petit monde s’affaire avec plus ou moins de stress mais dans la
joie et la bonne humeur. Certains sont déjà fatigués… J’ai retrouvé avec
beaucoup de joie l’équipe qui s’occupe de l’Attila Théâtre avec à sa tête
Stéphane Dupont. Qu’est-ce que je vous disais, il est 8h45 et on est au
café-croissants ! juste avant la 1ère réunion du staff
technique – réunion à laquelle les comédiens et plus précisément la comédienne
que je suis n’est pas conviée. Chacun son job !!!
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| Ce Festival s'annonce bien ! Même très bien ! Tous ces hommes qui ont pensé à mes croissants ! |
Après Direction Chérie FM pour y déposer les affiches/flyers et surtout
les places réservées aux auditeurs de la radio.
14H00 : 1ère interview avec Olivier Lallement de
« Quelle Ambiance Télévision » pour une diffusion sur le Web.
15H00 : Répétition avec un coach remonté comme un coucou qui ne
m’a rien laissé passer ! C’est pour mon bien (qu’il dit !) et aussi celui
du public ! Je vous rassure, tout ça s’est fait dans une ambiance où nous
avons gardé notre sourire et notre bonne humeur.
17H30 : Fin de la journée de boulot ! Direction les couloirs…
et le café pour y glaner les derniers potins. Alors qu’est-ce que j’ai
appris ? Cette année le « Off » accueillera 100 spectacles
supplémentaires… que le modèle économique est excellent pour l’Avignon… les
grands perdants (financièrement seulement…) sont les petites compagnies (comme
le Fou du Rire). Déjà parce que le budget d’une présence à Avignon est
important, que l’équilibre s’y fait durement et surtout parce que les
prévisions d’achats de spectacles par les « pros » est vraiment en
chute libre… la crise, la crise…
De mon côté, le plaisir de retrouver le public, de montrer mon travail,
mes progrès, de me révéler, de surmonter des obstacles fait que j’y gagne
beaucoup… et CA, ça n’a pas de PRIX !